|
|
|
Demi-Cristal (LUXVAL) Historique : Après les années de succès avec ses productions de cristal, le Val Saint-Lambert doit faire face à la grande crise des années '30. Sa réponse : le Luxval. Cette crise économique n’aide pas le Val Saint-Lambert avec ses vingt-huit verreries recensées : restructuration, licenciements, grèves.…Devant un style souvent jugé démodé, l’urgence est donc de trouver un produit totalement moderne, pas cher et nouveau. Charles Graffart est impressionné par les créations de René Lalique, bon nombre de ses créations rivalisent avec ce grand nom français. En 1935, Joseph Simon et ses collaborateurs Charles Graffart et déjà René Delvenne vont s’occuper activement de la création de modèles de la ligne Luxval, ce demi-cristal au décor moulé est fabriqué de manière mécanique. La technique était déjà présente à Seraing en 1930. La politique du Val était de rivaliser avec Lalique mais….à un autre prix. En effet, le Luxval à l’avantage de permettre à une catégorie de la population modeste de pouvoir s’offrir des objets de décoration Art Déco et de la vaisselle à bon marché. L’exposition des Arts Décoratifs de Paris en 1925 avec le nouveau style Art Deco est une révolution pour Graffart et les modèles Luxval en sont fortement influencés, tant par les formes que par les couleurs. On doit, par exemple comme objet de plus pur style Art Déco à Charles Graffart le vase « Picardie » en 1930 et « Marcelle » en 1935. Joseph Simon et Charles Graffart étaient stylistes du Val Saint Lambert depuis 1926 ; ils proposèrent ensemble une collection d’objets en tout genre pour l’exposition Universelle de Bruxelles en 1935. Certaines pièces furent créées spécialement pour cet événement. René Delvenne succéda « à plein temps » à Charles Graffart en 1958, quand à Joseph Simon il cessa ses activités en 1942. La production : Le résultat de la technique industrielle des Luxval laisse apparaître de nombreux défauts sur les produits. En effet, la première chose que l'on constate sur un Luxval c'est des "lignes" comme le montre les photos 1 et 2 (et non des griffes comme on pourrait le croire) dans la masse du verre , voire des coups ou des bulles (photo n°3). Suivant les objets on peut voir des aspérités (photo n°4) provenant de l'assemblage des éléments moulés.
Tous ces défauts ont peut être expliqués l'échec commercial du Luxval. Actuellement, les Luxval sont à nouveau à la mode comme un bon nombre de produits "populaires" comme aussi dans un autre domaine les vaisselles en faïence de Boch Frères La Louvière Belgique. Une grosse partie de la production est inspirée du style Art Déco. Beaucoup de pièces de ce style ont été fabriquées en 1935 comme les modèles "Noémie", "Edward", "Roméo", "Victoria", "Marcelle " . Le Val Saint-Lambert continuera certaines collections jusque dans les des années '50 : un bon nombre d'objets de décoration mais aussi de la vaisselle dans le style de cette époque . Au catalogue de 1950 , on retrouve un bon nombre des productions créées en 1935 en particulier des collections de vaisselle comme COTES PLATES « A » , ECAILLES, ECLAT, SEVERINA, RITZ, ASIE. Il semblerait que le VAL SAINT LAMBERT ai réussi hélas trop tardivement à améliorer la qualité des produits LUXVAL produit entre 1961 et 1975. On trouve rarement certaines pièces en CRISTAL blanc produites au départ d’un moule LUXVAL mais vendues sous l'appellation LUXVAL.. Par exemple le vase BEAUSEJOUR (photos 5 et 6) est produit en cristal et en demi-cristal. Il y a environ 300 grammes d’écart entre les deux pièces et une luminosité différente. Comment reconnaître un LUXVAL ? Une des particularités des Luxval est de retrouver le même article sous différentes couleurs mais aussi sous différentes dimensions. Par exemple, la série des trois vases Montesquieu de la collection de 1935.
Les couleurs les plus répandues sont le rose, l'orange, le blanc, le jaune, et
le noir.
Les couleurs moins fréquentes et plus recherchées, les mauves, les gris bleus, les
verts et les bleus . Les noirs et les grenats totalement
opaques sont moins courant. Beaucoup plus rares sont les bicolores. Certains sont rehaussés d'argent ou d'or comme le vase "Egmont" de
1935 (voir photo). Les Luxval sont "généralement " signés en relief dans le
fond. Il peut être écrit "Val St Lambert Belgique" comme sur la photo n°7 ou
parfois uniquement le mot "BELGIQUE" (photo n°8). Pour les productions
plus récentes, simplement "VSL" (photo n°9) et également "Val Saint-Lambert Belgium" . Pour information, le
"G" de Belgium est en réalité un "C". On peut découvrir
aussi sur certaines pièces une étiquette ronde avec les inscriptions "VSL
BELGIUM LUXVAL"(photo n°10). La photo n°11 présente une étiquette rarement
utilisée, elle permet simplement de différencier la production de Villencourt de
celle de Seraing . Attention, toutes les pièces de
verre de couleur en particulier orange et rose ne sont pas des LUXVAL !
Collection Darvani :
|
|
|